Le 14 avril 2026, la State Bank of Pakistan a émis la Lettre Circulaire BPRD N° 10 de 2026 — et avec elle, a levé l'interdiction qui avait séparé le système financier pakistanais des cryptomonnaies depuis 2018. L'équipe Royal Binary a examiné la circulaire en profondeur et présente ses implications pratiques pour les investisseurs pakistanais.
Sept ans d'interdiction : bref historique
En 2018, la SBP a interdit à toutes les banques et institutions financières d'effectuer toute transaction liée aux cryptomonnaies. La décision a été prise à la lumière de l'incertitude mondiale de l'époque et des préoccupations réglementaires nationales. Le résultat : les investisseurs pakistanais devaient soit s'appuyer sur des canaux informels, soit rester entièrement en dehors de cette classe d'actifs émergente. Pendant cette période, le Bitcoin a atteint un pic mondial de 69 000 dollars en 2021, des ETF ont été approuvés et l'investissement institutionnel a commencé — tandis que le système bancaire pakistanais restait déconnecté de tout cela.
Circulaire N° 10 : qu'est-ce qui a changé ?
Les analystes de l'équipe Royal Binary résument les quatre points clés de la circulaire :
Point un : les banques peuvent désormais fournir des services aux VASPs Les banques peuvent travailler avec des Prestataires de Services sur Actifs Virtuels (VASPs) ayant reçu soit une licence complète, soit un Certificat de Non-Objection (NoC) de l'Autorité de Réglementation des Actifs Virtuels du Pakistan (PVARA). Cela signifie qu'à l'avenir, les exchanges crypto agréés pourront offrir à leurs clients des transferts de fonds via des comptes bancaires pakistanais.
Point deux : les banques restent interdites de trading pour compte propre Les banques ne peuvent pas trader ou détenir des cryptomonnaies avec leurs propres fonds ou les dépôts des clients. Il s'agit d'une frontière critique — la circulaire permet le service aux VASPs, elle ne transforme pas les banques en investisseurs crypto.
Point trois : la conformité AML/KYC est obligatoire Toutes les transactions doivent se conformer aux réglementations Anti-Blanchiment d'Argent et Connaissance du Client (KYC). Les banques ne serviront que les VASPs capables de démontrer une conformité totale.
Point quatre : le cadre PVARA Cette circulaire n'est pas arrivée dans le vide — elle fait partie de la Loi sur les Actifs Virtuels 2026 en vertu de laquelle la PVARA a été établie. La PVARA est l'organe qui délivrera des licences et des NoC aux VASPs et les supervisera.
La PVARA : la nouvelle architecture réglementaire
Nos analystes observent que l'établissement de la PVARA n'est pas qu'une formalité administrative. En vertu de la Loi sur les Actifs Virtuels 2026, l'autorité va :
- Délivrer des licences VASP et des NoC
- Superviser les exchanges crypto et les fournisseurs de portefeuilles
- Appliquer les normes AML/KYC
- Développer des réglementations de protection des consommateurs
Cette architecture ressemble au VARA des Émirats Arabes Unis ou au cadre MiCA de l'Europe — un signal que le Pakistan s'aligne sur les tendances réglementaires mondiales. Cependant, la PVARA est nouvelle et les licences pratiques n'ont pas encore commencé.
Signification pratique pour les investisseurs pakistanais
L'équipe Royal Binary précise clairement que cette circulaire n'apporte pas de changement immédiat — elle pose plutôt une base nécessaire :
Une voie légale s'ouvre : pour la première fois, les investisseurs pakistanais pourront investir dans les crypto via des canaux agréés. Le recours aux voies informelles diminuera et le risque réglementaire se réduira.
Intégration bancaire : une fois que des exchanges agréés par la PVARA émergeront, les dépôts et retraits en PKR seront possibles via des comptes bancaires — similaire à ce qui se passe déjà en Inde ou en Turquie.
Protection des investisseurs : les VASPs agréés seront soumis aux réglementations AML/KYC, ce qui devrait réduire relativement le risque de fraude et d'escroqueries.
Fiscalité et documentation : investir légalement signifie également tenir des registres — la politique fiscale devrait devenir plus claire dans les prochains mois.
Contexte économique actuel
Les analystes de Royal Binary situent ce mouvement dans la situation économique plus large du Pakistan. Le Taux de Change Effectif Réel (REER) du pays a atteint un plus haut de sept ans et demi, reflétant une relative stabilité de la roupie. L'indice KSE-100 a montré une tendance positive ces derniers mois. Dans cet environnement, l'ouverture d'un corridor crypto légal offre aux investisseurs nationaux une alternative supplémentaire.
Les ménages pakistanais ont une forte tradition d'obligations de prix et de systèmes d'épargne conventionnels — visible dans les données de Google Trends montrant des centaines de milliers de gagnants lors d'un tirage d'obligations de prix à 750 roupies. Le passage aux actifs numériques pourrait être une extension de cette culture d'épargne plutôt qu'un remplacement.
Ce qui reste flou
Nos analystes identifient plusieurs questions ouvertes importantes :
- Quand la PVARA délivrera-t-elle sa première licence, et quels exchanges se qualifieront ?
- Quel sera le traitement fiscal des gains en crypto ?
- Les exchanges étrangers agréés peuvent-ils demander des NoC ?
- Quels pouvoirs la PVARA aura-t-elle pour protéger les dépôts des clients ?
Ces questions deviendront plus claires dans les prochains mois. Les investisseurs devraient surveiller les développements pertinents en attendant ces réponses.
Risques à ne pas négliger
L'équipe Royal Binary présente toujours une perspective équilibrée. Ce changement s'accompagne de risques réels :
La volatilité inhérente aux crypto : le Bitcoin et les autres actifs crypto sont extrêmement volatils. L'appréciation des prix dans le passé ne garantit pas les résultats futurs. Les valeurs des crypto peuvent chuter de 50 à 70 % en quelques semaines.
Incertitude réglementaire : les réglementations peuvent changer. La PVARA est nouvelle et ses règles sont encore en formation. De nouvelles restrictions ou conditions pourraient être imposées à l'avenir.
Risque VASP : être agréé ne protège aucun exchange de la faillite — plusieurs institutions agréées majeures à l'échelle mondiale ont fermé.
Liquidité : peu de plateformes agréées par la PVARA existent à ce stade ; la liquidité en phase initiale pourrait être limitée.
Le tableau d'ensemble : vers où se dirige le Pakistan
L'équipe Royal Binary analyse cette circulaire non pas comme un événement isolé, mais comme faisant partie d'une tendance plus large. Les États du Golfe, Singapour, l'Union européenne et plus récemment les États-Unis ont tous intégré les crypto dans des cadres réglementaires formels — préférant la surveillance à l'interdiction. Le pas du Pakistan va dans la même direction mondiale.
La Loi sur les Actifs Virtuels 2026 et l'établissement de la PVARA indiquent que l'État veut intégrer les crypto dans le système financier plutôt que les éliminer — avec un contrôle. Il s'agit d'une politique à long terme plus durable.
Ce qui vient ensuite
Pour les analystes de l'équipe Royal Binary, les six à douze prochains mois seront décisifs :
- La PVARA délivrant sa première licence et les exchanges agréés devenant opérationnels
- Les banques commençant l'intégration des VASPs et le corridor PKR-vers-crypto s'ouvrant
- Les autorités fiscales émettant des directives sur les revenus crypto
- Les réponses des clients et les premiers volumes de transactions devenant visibles
Nous surveillerons ces développements et tiendrons nos lecteurs informés.
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